samedi, 29 mars 2014 00:00

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION DES RESSORTISSANTS DE LA GUINÉE FORESTIÈRE VIVANT EN AMERIQUE (ARGUIFA)

Écrit par Martin Dramou

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION DES RESSORTISSANTS DE LA GUINÉE FORESTIÈRE VIVANT EN AMERIQUE (ARGUIFA)
 
Nous, ressortissants de la Guinée Forestière vivant aux Etats-Unis, avons appris avec consternation et indignation la nouvelle concernant les douloureux événements survenus à Diécké les journées du vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 du mois de mars 2014.
 
En effet, depuis le mois de février 2014, les jeunes de la sous-préfecture de Diécké ont adressé un mémorandum aux autorités guinéennes et à tous les niveaux. Dans ce mémorandum, la jeunesse de Diécké a exposé aux dites autorités les difficultés enregistrées au niveau de la Société Guinéenne de Palmier à huile et Hévéa (SOGUIPAH), dont entre autres :
 

    L’accès à l’emploi pour les jeunes de la localité dans la société;
    la gestion efficace et efficiente des Fonds de Solidarité conformément à la convention liant la SOGUIPAH à la communauté locale. 

 
Toutes les  démarches menées auprès de la direction de la SOGUIPAH et des autorités guinéennes sont restées sans succès.
Suite à la  négligence des autorités de la SOGUIPAH et celles de l’administration guinéenne, les femmes de Diécké se sont organisées en vue de soutenir leurs enfants dans la réclamation de leurs droits légitimes.  C’est pourquoi, le vendredi 2 mars 2014, les femmes ont entamé une manifestation  dans la commune urbaine de Diécké.
 
La manifestation du mécontentement des femmes a commencé par un folklore traditionnel appelé le «Tokpa Kono» devant l’entrée des bureaux administratifs de la SOGUIPAH. Cependant, les autorités guinéennes ont répondu à cette manifestation pacifique par une répression sanglante entrainant la mort de quatre personnes. 
 
Face à cette riposte disproportionnelle des autorités guinéennes, l’ARGUIFA s’indigne et appelle à la retenue les forces de l’ordre, à leur tête le colonel Tiegboro Camara.
 
L’ARGUIFA, condamne avec la dernière énergie la brutalité des forces de l’ordre exercée sur les citoyens et citoyennes sans armes. Elle invite les autorités  guinéennes, en particulier, Monsieur le Ministre de la Justice, à poursuivre les auteurs de toutes ces tueries barbares et rétrogrades qui relèvent d’une autre époque. Au-delà des autorités guinéennes, l’ARGUIFA attire l’attention des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme sur la violation flagrante des droits humains en Guinée.
Elle demande au gouvernement de bien vouloir examiner avec tous les soins qui s’imposent et dans les meilleurs délais, les doléances de la population de Diécké afin de trouver une solution idoine et pacifique.
 
En plus, l’ARGUIFA exige que le gouvernement œuvre avec promptitude pour le retour immédiat et sans conditions de tous les ressortissants de Diécké qui, par peur de la poursuite répressive de l’armée guinéenne, ont pris la fuite pour se réfugier dans le pays voisin, le Liberia.
L’ARGUIFA est disposée à envoyer sur le terrain une délégation avec pour objectif d’observer la situation de très près et de fournir les vraies informations aux organisations de défense des droits de l’Homme partout dans le monde. 
 
Baltimore (USA), le 29 Mars 2014
Le Président du Bureau Exécutif Fédéral
 
Martin Dramou

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