RAPPORT D’ACTIVITE D’ASSISTANCE AUX VICTIMES DES EVENEMENTS DU 15, 16, 17 ET 18 JUILLET 2013 SURVENUS EN GUINEE FORESTIERE

 

 

 

 

 

 

RAPPORT D’ACTIVITE  D’ASSISTANCE AUX VICTIMES DES EVENEMENTS DU 15, 16, 17 ET 18 JUILLET 2013 SURVENUS EN GUINEE FORESTIERE

 

 

 

 

POINT FOCAL  ARGUIFA/N’Zérékoré


 

INTRODUCTION :

 La région forestière située au Sud-est du pays, fait frontière avec trois pays (Libéria, Sierra Leone et Cote d’Ivoire). La zone regorge beaucoup de potentialités économiques,  agricoles, minières et touristiques qui font d’elle l’un des pôles d’attraction du pays.

Cette région est composée d’une mosaïque d’ethnies dont les  Kpèlès, Manons, Tomas, Kissis, Koniankés autochtones essentiellement agriculteurs  et les  Malinkés, Soussous, Peulhs allogènes pratiquant le commerce. Ces   communautés ont cohabité pacifiquement dans la région depuis plusieurs générations et ont scellé des pactes entre  elles. En plus des conséquences néfastes  des guerres des pays limitrophes, les enjeux économiques, politiques, religieux et coutumiers de la région étant devenus très forts ces vingt dernières années, les Kpèlès et les Koniankés ont du mal à s’accepter et à vivre dans l’harmonie qui a toujours caractérisé leur relation séculaire. Ainsi, le moindre incident est utilisé pour déclencher des violences qui embrasent une bonne partie de la région.

L’avènement du multipartisme en Guinée a servi de tremplin pour attiser cette rivalité exacerbée par des manipulations politiques ou religieuses de tout genre. De 1991 à nos jours,  la région a enregistré au moins dix affrontements violents  mettant aux prises   les deux communautés. Le dernier en date est celui survenu du 15 au 18 juillet 2013  qui s’est soldé par des pertes en vie humaines, d’importants dégâts matériels et des déplacés massifs par manque d’habitation.

Depuis le 18 juillet 2013, jour de l’arrêt du dernier conflit intercommunautaire, la psychose demeure palpable chez les habitants de N’Zérékoré. La  plupart des familles victimes végète dans une misère totale.

C’est au regard de ce qui précède que l’Association des Ressortissants de la Guinée en Amérique (ARGUIFA) à travers son point focal et l’ONG OCPH/Caritas en Guinée a entrepris une action   d’assistance pour contribuer à la sécurité alimentaire des  déplacées  avant d’entreprendre des actions plus structurées et pérennes.

Cette assistance  s’est effectuée au niveau des victimes de Koulé, Beyla et N’Zérékoré.

 

 

DEROULEMENT DE L’ACTIVITE

Le point focal d’ARGUIFA en partenariat avec les autorités administratives, locales et l’OCPH/Caritas de N’Zérékoré a procédé à l’assistance des différentes familles bénéficiaires.

Tout d’abord, le point focal d’ARGUIFA a fait la remise officielle du don de 35 000 000  francs guinéens donné par l’ARGUIFA à l’OCPH/Caritas de N’Zérékoré à travers l’autorité Régionale (le Gouverneur) en présence des autorités préfectorales, communales, les cadres du Gouvernorat,  les médias publics et privés.

Dans l’intervention du point focal d’ARGUIFA, il  a mis un accent sur la date de création, les dispositions générales  de cette association, les objectifs, les instances de l’association avant de faire la remise officielle des 5000 dollars US soit 35 000 000 de nos francs comme aide aux victimes des évènements du 15 au 17 juillet 2013 dans la Région de N’Zérékoré. 

Au nom des populations de la région, le Gouverneur a félicité et remercié les donateurs pour le geste en mettant en exergue le souci  de contribuer à l’apaisement du climat social. Il a également dit que le sentiment qui a motivé les heureux donateurs est plus important que le montant.  Il  a invité l’OCPH et le point focal d’ARGUIFA à mettre tout en œuvre pour que ce montant arrive aux bénéficiaires. Il a aussi lancé un appel à d’autres ONG et bonnes volontés pour un accompagnement continu. Car selon lui, la situation n’est pas reluisante, il reste beaucoup d’assistance à faire. Pour lui, la région est très importante mais très sensible par ce qu’elle est entourée par des pays qui ne sont pas entièrement sorti des crises internes. C’est pourquoi il invite chacun de s’investir dans la vraie sensibilisation et non dans une sensibilisation d’intoxication. Mettre au dessus de tout, l’intérêt général de la région pour ne pas se faire condamné par l’histoire. Il a terminé son intervention par la phrase suivante : les messages à faire véhiculer  doivent être des messages non passionnés. Que les gens arrêtent d’incriminer a-t-il dit.

Cérémonie de remise des fonds au gouvernorat de N’Zérékoré

 

 

Après l’exposé du gouverneur, le point focal  d’AGUIFA  en compagnie de l’OCPH et représentant de l’autorité a procédé à l’assistance des bénéficiaires.

Le résultat de cette assistance se présente comme suit :

 

 

 

LOCALITE

NOMBRE DE FAMILLES TOUCHEES

NOMBRE DE DEPENDANTS

1

Souhoulé

20

121

2

Beyla (Lola)

29

195

3

 Quartier Dorota

31

288

4

Beyla (N’Zérékoré)

3

21

5

Quartier Nyai

18

184

6

Zao

1

4

7

Camp Beanzin (N’Zérékoré)

15

150

8

Hôpital (N’Zérékoré)

3

24

9

 Sage (N’Zérékoré)

4

47

10

Koulé

138

1930

TOTAL

262

2964

 

 

 

 

Beyla (Lola) = déplacés de Beyla résidant à Lola

Beyla (N’Zérékoré) = déplacés de Beyla résidant à N’Zérékoré

NB : comme l’indique le tableau ci-dessus, deux cent soixante deux (262) familles dont deux milles neuf cent soixante quatre (2964) dépendants victimes des affrontements   intercommunautaires Kpèlès et Koniankés du 15, 16,17 et 18 juillet 2013  dans la région forestière ont été assisté par le fonds d’ARGUIFA.

Moyens de mis en œuvre

Pour la mise en œuvre de cette activité, nous avons utilisé quatre personnes ressources et le véhicule de l’OCPH. Pour la visibilité de l’action, des médias publics et privés de la place (radio rurale, radio FM liberté, Soleil FM, l’AGP, Guinée plus et aminata.com) ont été utilisés.

DIFFICULTES  RENCONTREES :

La réalisation de cette activité a connue des difficultés qui se traduisent par les constats  importants :

-  Accès difficile de la mission d’assistance aux malades de Souhoulé dû au mauvais état de la route N’Zérékoré-Gouécké ;

-  Le besoin démesuré d’assistance des victimes par rapport à l’assistance reçu ;

-  L’extrême  pauvreté  des victimes ;

-  L’insuffisance  de nourriture et vêtements  pour les victimes ;

-  Le manque de logements pour certaines victimes ; etc.   

 Recommandations :

Eu  égard aux difficultés ci-dessus énumérées, les acteurs de mises en œuvre  (point focal ARGUIFA Guinée, OCPH et autorités) de cette activité, sollicitent auprès de ARGUIFA, la continuité de cette action salvatrice.

Quelques photos de l’assistance:

Quelques photos de l’assistance

 

 

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Dernière modification le mercredi, 23 octobre 2013 07:11
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